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50 g de déchets pour 2 semaines de vacances

Allez venez, je vous dis tout

Zéro Déchet
Illustration du billet 50 g de déchets pour 2 semaines de vacances
source : Camille-se-lance

Et voilà, nous sommes de retour de notre roadtrip au pays de la cornemuse et du kilt. On a eu de la pluie, du soleil, de beaux paysages, de beaux châteaux, on a bu quelques bières, on s'est lavés dans les ruisseaux et on a vécu d'amour et d'eau fraîche, bref, c'était super ! 

Le Bilan

Bon, d'amour et d'eau fraîche, pas tout à fait tout à fait, car il a bien fallu se nourrir quand même. On a toutefois essayé de maintenir notre objectif de réduction de nos déchets dans un coin de notre tête pour les différents achats effectués là-bas. Cela nous a permis de revenir au bercail en n'ayant généré que 50g de déchets "ultimes" (ceux qui partent dans la poubelle noire). Dans le détail, nous avons donc jeté :

  • 3 sachets de pain de mie car il est difficile de trouver du pain par là-bas
  • 2 emballages de fromage (hmmm, le cheddar !)
  • 1 sachet de nouilles instantanées - mea culpa
  • 1  opercule d'épices ducros (mais j'avais oublié de prendre notre cumin en graines, c'est tellement bon dans les salades !)
  • 1 emballage de beurre, une paille et deux sachets de biscuits qu'on nous a refourgués dans des bars. 

Le reste était soit composable (déchets verts), soit recyclable (exclusivement papier, conserves en verre et métal).

Nous avons également utilisé une bouteille de gaz, la bonne nouvelle, c'est qu'en utilisant la marque Campingaz, on peut échanger les bouteilles vides contre des pleines 💚

Comment en sommes nous arrivés là ?

Nous avons voyagé en camion aménagé, ce qui nous a permis de partir avec une caisse de provisions. Au niveau de la cuisine notamment, puisque c'est quand même ça qui génère le plus de déchets, nous avons emporté avec nous toute notre épicerie habituelle (huile, sel/poivre, pâtes, riz, etc.). Nous avions également prévu des conserves (boîtes de thon, de sardines) et des légumes en bocaux (ratatouille, etc.). Nous sommes en outre partis avec notre panier de légumes bios de la semaine, quelques fromages achetés chez notre fromager, et de bons oeufs de ferme de chez les parents, ce qui nous a permis de faire pas mal de petites salades, déclinées sous toutes ses formes. Voici quelques "recettes" que nous avons composées avec ces légumes, complétés de quelques éléments en conserves :

  • Salade tomates-poivrons-maïs-oignons nouveaux-olives noires
  • Salade tomates-oeufs durs-dés de fromage
  • Salade poivrons-courgettes crues-maïs-thon-oignons nouveaux
  • Salade pommes de terre-sardines-oignons nouveaux-oeufs durs-thym
  • Taboulé semoule-tomate-oignons nouveaux-concombre
  • Sandwichs tomates-cheddar
  • Gloubiboulga de reste de taboulé avec petits pois en conserve (ça se sent que c'est la fin du voyage là, non ?!)

Bon, vous le voyez, ça a tourné autour des mêmes ingrédients en fonction de ce que nous avions dans le panier, mais franchement, les légumes d'été, on ne s'en lasse pas !

Pour les petits déjeuners, nous avons tourné au pain de mie, miel et pâte à tartiner bio. Nous avions thé et café dans notre épicerie, et nous avons acheté en cours de route des pommes, bananes et oranges en vrac pour remplacer les briques de jus de fruits.

Pour les apéros (parce qu'il ne faudrait quand même pas se laisser abattre), nous avions prévu dans notre épicerie des petits pots en verre d'houmous (ce n'était pas vraiment possible de faire le notre avec le campingaz), tartinades de poivrons et autres aubergines. j'ai récupéré et ramené les pots en verre qui me serviront pour des produits cosmétiques faits maison, de futurs ateliers Do It Yourself avec l'association Zéro Déchet Touraine ou des petits cadeaux pour Noël prochain...

Pour l'eau, nous avions des bidons et des gourdes que nous avons rechargés au fur et à mesure, dans les bars, ou à des points d'eau ou on a estimé que l'eau était potable (robinets prévus pour les camping-car, etc.).

Nous avons aussi mangé quelques fois au resto (et non, je n'ai pas testé le Haggis), où j'ai toujours trouvé un bon petit plat végétarien pour me régaler (et où mon chéri a pu tester environ 50 recettes de fish and chips).

Il faut bien l'avouer, nous en sommes arrivés là aussi parce qu'à de (nombreuses) reprises, nous avons simplement fait le choix de refuser :

  • refuser les milliards de flyers distribués à Edimbourg dans le cadre du Fringe Festival (le plus grand festival d'art de rue au monde siouplait)
  • refuser d'acheter des tomates emballées dans du plastique, même si on avait terriblement envie d'en mettre dans nos salades. On a attendu au moins 3 ou 4 jours avant de tomber sur une petite supérette qui en vendait en vrac, on était comme des fous !!
  • refuser d'acheter des petits gâteaux emballés et autres barres chocolatés qui faisaient pourtant super envie
  • refuser d'acheter des tranches de jambon et autres viandes emballées. C'est bien pratique pour se faire des sandwichs, ou mettre des petits lardons dans les pâtes. Mais non, tant pis, trop de plastique pour nous, nos sandwichs et nos pâtes sont restés végétariens !

Ce qui nous a aussi beaucoup aidé, c'est que nous n'avions pas de frigo, nous avons donc dû faire sans. Et comme ce sont généralement les produits laitiers qui produisent encore chez nous la plupart des déchets, cela ne nous a donc pas posé de problème ici. Pas de beurre (tartines de miel le matin, c'est tellement bon), pas de lait, pas de yaourts et deux petits cheddar de rien du tout... J'avoue que ça ne m'a pas manqué du tout.

Ce qui a été difficile

  • Trouver des légume en vrac. Il n'y a pas de petits marchés comme on les aime en Ecosse, donc pour acheter des légumes, c'est au supermarché, et ils sont tous emballés par lots de 3-4 légumes dans des sachets en plastique, une horreur !
  • Trouver du pain. Là encore, uns spécificité bien française. Nous nous sommes donc rabattus sur du pain de mie, qui vient toujours emballé dans du plastique
  • J'ai cherché à télécharger l'application Bulk, lancée par Bea Johnson, afin de pouvoir localiser des magasins en vrac sur mon parcours, mais il semblerait qu'elle ne soit pas disponible actuellement pour Android.
  • Le fait de voyager de façon itinérante rend la démarche Zéro Déchet plus difficile car n'étant jamais au même endroit d'un jour à l'autre, il est difficile de trouver les informations utiles, les magasins appropriés, etc. Bref, impossible d'avoir sa petite routine...

Nos petites victoires

  • J'ai eu envie, à mi-parcours, de m'arrêter devant une petite baraque à frites et de commander des frites au cheddar (je vous raconte pas comment ça m'a fait saliver tout ce gras après des jours de salades de légumes saines !). Mon chéri a eu le super réflexe, en arrivant devant la cabane à frites et en voyant qu'elle allait nous servir dans une barquette en plastique, de courir au camion et de revenir avec une assiette à soupe, dans laquelle elle nous a servi avec bonne humeur. Elle nous a même dit qu'elle aurait bien aimé que tous ses clients soient comme nous (ou alors elle a dit complètement autre chose et j'ai vraiment rien compris à l'accent écossais, allez savoir...).
  • Nous sommes tombés par hasard sur un exploitant agricole qui tenait une petite boutique à l'entrée de ses serres. Il vendait principalement des fraises, et nous lui avons demandé si nous pouvions mettre les fraises dans notre tupperware en verre plutôt que dans sa barquette en plastique. En plus, nous avons acheté des "mishaped strawberries", un équivalent de nos "légumes moches". Elles étaient délicieuses. Là aussi, on étaient comme des fous dans la petite boutique, on est repartis avec du lemon curd artisanal pour la famille et du miel local, c'était jour de fête !!

Bref, un chouette voyage, un bilan sympa à la fin, un appareil photo plein de souvenirs... Vivement l'an prochain ! :-)

En complément...

Ce n'est pas spécialement Zéro Déchet, mais nous avons décidé de "compenser" notre impact écologique en payant une compensation carbone à la Fondation GoodPlanet, qui s'engage à utiliser ce don dans un projet solidaire et environnemental. Leurs outil de calcul est très bien fait. Pour vous donner une idée, notre trajet de 4500 km a généré 1,3 tonnes de CO2, ce qui équivaut à une compensation de 25€.

Il existe plusieurs associations de ce type, qui vous proposent chacune des calculateurs d'empreinte carbone en fonction du mode de transport et de la distance parcourue. Pour en savoir plus et trouver la votre, vous pouvez aller ici par exemple.

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