Je souhaite être informé(e) de tes prochaines publicationsS'abonner

Je souhaite être informé(e) de tes prochaines publications :

Cette adresse restera entre nous, je n'en ferai bien entendu aucun usage commercial.

Capsule Warquoi ?

Chronique vestimentaire minimaliste 

Minimalisme
Illustration du billet Capsule Warquoi ?
Source : camille-se-lance

J'ai eu la chance, il y a quelques années, de travailler sous le beau soleil de Martinique. Ce séjour, sans que je ne m'en rende compte, m'a inculqué quelques "règles" de base minimalistes.

Je ne vivais en effet pas chez moi mais en location dans un meublé, et je savais que mon séjour ne serait pas définitif. J'ai donc considérablement restreint mes achats car derrière chaque achat se posait la question suivante : "vais-je pouvoir le ramener en métropole ?"

En gros, j'ai rayé de ma liste tout ce qui ne tenait pas dans une valise. Par exemple, pour la première fois, je me suis inscrite dans une bibliothèque au lieu d'acheter les livres que je lisais. Je me suis rendue compte que finalement, on pouvait très bien vivre avec un strict minimum (pour moi : mon ordinateur, mon appareil photo, et quelques vêtements basiques).

A mon retour, j'ai récupéré toutes mes affaires qui avaient été stockées dans des cartons à mon départ. Je me suis rendue compte qu'une très très grande partie de ces affaires ne m'avait pas manquées (voire que je ne me souvenais même pas de leur existence !).

Depuis, j'ai continué à appliquer une règle très simple à ma garde-robe pour empêcher l'inflation inconsidérée de celle-ci : dès que j'achète un vêtement, un équivalent doit en sortir (don aux copines, à la famille, à Emmaüs). Bon, il n'empêche que j'ai toujours acheté BEAUCOUP de fringues (et donc beaucoup donné, n'est-ce pas les copines ?! ;-)).

Mais depuis un an, il y a eu pas mal de changement de ce côté là... Outre le fait que chaque achat génère souvent des déchets visibles (étiquettes, cartons d'emballage, etc.), cela génère aussi des déchets invisibles (culture du coton gourmande en eau et pesticides, transports des matières premières, du produit fini, etc.), sans parler de l'aspect éthique (bonjour à toi qui bosse dans une usine pour une misère, tout ça pour que je m'achète un tchirt à 2,99€ !). 

J'ai donc revu ma consommation de vêtements radicalement à la baisse (j'avais fait un billet en juillet dernier à ce propos), et ce que j'ai acheté depuis était soit d'occasion, soit venant d'une boutique choisie avec soin (deux tchirts en lin made in France de chez JUSTE la révolution textile et Ambrym). Pour ce billet, j'ai voulu faire un petit bilan, et je suis tout de même assez satisfaite du résultat car depuis janvier 2016, j'ai acheté :

  • 2 sweats, une écharpe et des sandales entre janvier et juillet 2016
  • 7 pièces d'occasion dans un vide-dressing et 8 pièces (principalement tchirts en lin) achetées sur internet en octobre 2016
  • 1 soutien-gorge de sport et une paire de bottines d'occasion en janvier 2017

Par ailleurs, j'ai continué à faire du tri dans ma garde-robe et je l'ai organisée différemment. J'ai trié mes vêtements en 3 saisons : été, hiver, saisons intermédiaires. Pour le moment, dans ma penderie, il n'y a donc que des vêtements d'hiver, le reste est dans des cartons. Cela me permet de refaire régulièrement du tri : à chaque fois que je sors des vêtements de mes cartons en début de saison, et à chaque fois que je les remets en carton en fin de saison. J'ai actuellement dans ma garde-robe d'hiver une soixantaine de pièces. Bon, j'avoue, je triche un peu car je ne compte pas les vêtements de sport et quelques "doudounes" et autres pyjamas pour traîner à la maison... et un nombre incalculable de foulards !

Cela fait encore beaucoup (quand on y pense... avoir 20 tchirts alors qu'il n'y a que 7 jours dans la semaine, est-ce bien nécessaire ?) mais le fait de réduire le nombre de vêtements disponibles dans son placard a un effet secondaire extrêmement agréable : cela fait des mois et des mois que je ne me dit plus "Rhaaa, j'ai rien à me mettre" quand j'ouvre les portes du placard. Et ça, c'est vraiment top ! A plus long terme, cela permet donc de :

  • Moins stresser chaque matin
  • Gagner du temps
  • Economiser de l'argent (a priori, on ne porte habituellement que 30% de ce que l'on a sur nos étagères, on achète donc beaucoup...pour rien !)

Ma prochaine étape est de repenser ma garde-robe et d'en faire une "capsule wardrobe". Derrière ce terme anglais se cache une façon de réorganiser et de penser ses vêtements : on ne réfléchi plus en terme de "pièces", mais de garde-robe dans son ensemble. Notre garde-robe ne doit plus être une somme de vêtements dépareillés. Exit le petit pull qu'on adore mais qui ne "matche" avec rien. On choisi soigneusement des pièces qui iront toutes bien ensemble pour faire une multitude de combinaisons avec un nombre de vêtements réduit (grosso modo, une trentaine). La meilleure illustration que j'ai trouvé est celui de Béa Johnson, qui, avec 15 pièces, fait 50 combinaisons

Si vous souhaitez en savoir plus sur ce concept et savoir par où commencer, il y a tout un tas d'articles très bien rédigés à ce sujet, comme celui-ci par exemple.

Sur ce, je vous laisse, j'ai... un peu de tri à faire !! :-)

Billet précédent
« Comment ça vrac ?
Billet suivant
Celle qui tombe en carafe... »

comments powered by Disqus